Destruction déchets industriels spéciaux ou toxiques par pyrolyse

INNOVATION TECHNIQUE

 

Mon activité de recherche & développement dans les technologies environnementales m'a conduit à concevoir un four de pyrolyse sous basse pression à haute température pour la valorisation ou la destruction de déchets organiques industriels afin de répondre aux problèmes environnementaux d'aujourd'hui et de demain.

 

Ce développement appuyé par des nombreux essais de pyrolyse ont débouché sur le dépôt de brevets permettant de traiter et valoriser de manière innovante certains déchets industriels toxiques ou non et permettant ainsi de répondre aux nouvelles et futures normes en matière d'environnement.

 

Rémy GOURHAN expertise en environnement et développement durable

 

Rémy Gourhan - Pyrolyse basse pression à haute température

Applications industrielles de la pyrolyse

Préambule

Le 20ème siècle restera le symbole de l’oxydation sous toutes ses formes pour la destruction des molécules organiques. L’énergie nécessaire à la rupture des liaisons moléculaires était prise dans l’oxygène de l’air. Il a fallu attendre la fin des années 1970 pour admettre déjà que l’air n’était pas seulement composé d’oxygène, et que par voie de conséquence, on oxydait aussi les autres molécules présentes (pluies acides, etc.).

Les années 1980 ont mis en évidence tous les oxydes induits dans ces combustions (dioxines et furanes...). La prise de conscience par les politiques a permis de mettre en place des normes d’environnement de plus en plus sévères. Les industriels mis devant ce fait, se devaient d’innover pour résoudre ces problèmes.

Trois grandes solutions techniques devaient être envisagées :

  • Amélioration des techniques de filtration pour l'oxydation.
  • Augmentation de la température pour l'oxydation (post combustion, torche à plasma).
  • Remplacement de l’oxydation par la réduction.

Filtres pour techniques d’oxydation (incinération)

Dans un premier temps cette technique a permis de minimiser les rejets en captant pour parties les éléments solides (poussières) et les molécules les plus lourdes par lavages.

Très rapidement, les limites techniques sont apparues pour les dioxines où il a fallu développer de nouveaux filtres de plus en plus complexe.

Avec les nouvelles normes, nous arrivons maintenant à concevoir des usines qui ne sont plus que des filtres qui vont poser des problèmes lorsqu’ils seront saturés (traitement ou stockage en décharge de classe 1).

Tout ceci a un coût qui devient insurmontable pour la collectivité sans pour cela résoudre les problèmes d’environnement (effet de serre).

Post-combustion et torche à plasma (incinération haute température)

La post-combustion ne peut qu’aggraver le fonctionnement des filtres, augmenter les gaz à effets de serre et augmenter les prix de traitement.

La torche à plasma est un outil trop particulier, travaillant à des gradians de température que l’on ne maîtrise pas. En plus, elle engendre des problèmes de refroidissement qui génèrent des recombinaisons chimiques très complexes.

Techniques de réduction (pyrolyse)

Actuellement cette technique permet de remplacer totalement l’oxydation pour la destruction ou le recyclage des matières organiques. Pour cela, l’énergie nécessaire aux réactions chimiques doit être générée par l’électricité. Nous supprimons ainsi tous les gaz à effet de serre et autres sources de pollutions (NOx...).

Cette solution est avant tout politique car le développement industriel de cette technique nécessitera d’énormes quantités d’énergie électrique.

Il ne faut pas oublier le lobbying des industriels qui dans les années 1990 ont réussi à empêcher EDF de se diversifier dans des techniques (concurrentielles) faisant appel à l’électricité.

Bilan

Depuis 1990, j’ai développé cette technique de pyrolyse à Nancy (école de géologie et PROGEPI, département du CNRS), dans des niches sans un intérêt, avant le durcissement des normes environnementales, pour les industriels (déchets toxiques et hautement toxiques, gaz de combat, explosifs, déchets hospitaliers, séparation des métaux lourds...).

J’ai bénéficié à chaque étape du développement de la coopération des départements de R&D (Recherche et Développement) de grands groupes (EDF Centre de la Renardière, Centre Lyonnais d’Ingénierie, Aérospatial, Dassault et Carbone Industrie et DGA).

Le bilan scientifique est incontestable et les études économiques faites montrent qu’actuellement la pyrolyse est moins onéreuse que l’oxydation. De plus, les études réalisées sur un grand nombre de molécules toxiques montrent que cette technologie est très en avance sur les normes environnementales existantes et à venir.

Dans les pages suivantes, je vous propose de découvrir des exemples de recyclage et de valorisation qu'il est possible d'envisager avec la technique de pyrolyse sous vide... Des solutions viables en termes économique et écologique.

Dans cette rubrique

Environnement

 

Toutes les activités ont un impact sur l'environnement : les produits ont besoin de matières premières et d’énergie pour être fabriqués, emballés et transportés. Leur fabrication peut générer des rejets gazeux ou liquides, des déchets, des nuisances diverses, et des risques dont les effets ne sont pas toujours immédiatement perceptibles, mais peuvent se révéler nuisibles à plus long terme. Dans le monde, les exemples sont aujourd’hui nombreux où des entreprises doivent faire face à des obligations très lourdes pour assumer le manque de prévention dans l'exercice de leurs responsabilités environnementales.

 

Développement durable

 

Les solutions de pyrolyse permettent aux industriels d'être de plus en plus respectueux de l'environnement, de mieux protéger la santé de leurs collaborateurs et des concitoyens, de minimiser les risques financiers et juridiques et de préserver la réputation de l'industriel. La pyrolyse, c'est finalement faire converger l'amélioration des performances environnementales avec la profitabilité de l'entreprise, tout en préservant la planète pour les générations futures.

Recyclage & Valorisation des déchets

 

Rémy Gourhan - Pyrolyse basse pression à haute température

 

Le traitement des déchets a longtemps été une action naturelle des populations. Les résidus d’artisanats étaient récupérés (métaux refondus, vieux chiffons et puis papiers pour la pâte à papier, etc.), le reste n’était qu’organique (c'est-à-dire composé de matière naturelle et rapidement biodégradable) et venait en campagne compléter les engrais ou la nourriture des animaux, tandis qu’en ville les caniveaux ou autre terrain vague récoltait des détritus peu polluants.

 

La révolution industrielle dans les sociétés occidentales a vu les villes et les usines se développer et leurs déchets devenir des gisements de matières premières non valorisés. Le recyclage pour certains produits satisfait mais pour d'autres, spéciaux, dangereux ou toxiques, la pyrolyse sous vide reste une solution qui contribue à la pérennité d'une stratégie d'écologie industrielle.